Mon coeur glaciale ne sait ressentir
Le pur amour que l'on nous donna
Etres d'impuissance et d'orgueils.
Malsaine en mon coeur, froide en mon âme,
Aussi machiavélique que put l'être le Diable,
Je suis sa concubine, son infâme maîtresse,
Je sui sa proie et ses proies sont miennes.
Mes désirs sanguinaires et pourtant passionnels
Me détruisent en mon âme si noires soit-elle.
L'obscur de mon regard a trompé bien des hommes
Car l'enfant de jadis l'a laissé innocent.
Mais ma bouche vermeille aux désirs appelant,
Attira bien souvent ces douces et tendres proies
Dans mes blancs bras si délicats,
M'abandonnant à grand plaisir leurs corps et leurs âmes.